mardi 30 juin 2009

C'est ainsi que je compris que plus rien n'était possible, vraiment plus rien.
Ce serait me sous-estimer que de continuer à "aimer" un pareil être; je ne vaux pas mieux, non, c'est juste que lui et moi ce n'est pas possible.
Je tente d'ancrer cette évidence dans mon esprit depuis de longs mois, mais cette fois, c'est la bonne: je ne suis pas une sorte de bouche trou qu'on embrasse, sans ressentir aucun plaisir, les soirs ou on a trop bu et que personne d'autre ne veut de nous.
Ça me fait mal d'entendre ça, je ne peux pas pousser les gens à m'apprécier ...
C'est un chaos dans ma tête, les pensées se mélangent; je ne sais plus quoi faire.
Le pire dans l'histoire, c'est que je ne serai pas celle qui le sauvera; un amour à sens unique ne suffit pas.
J'aurais tout fait pour qu'il y arrive, pour qu'on y arrive.
Il en rencontrera une, ce sera la bonne.
Dans 10 ans, 2 jours, jamais.
Ce ne sera pas moi.

Non Giu, tu ne peux pas sauver tout le monde.

dimanche 14 juin 2009

Paris adolescents


Je suis cette adolescente des stéréotypes, vous savez, celle qui est bien aimée mais légèrement invisible à coté de ses amies qui ont plus de caractère et un physique qui correspond plus aux canons de beauté.
Ainsi donc, le petit être en mutation que je suis, a décidé de s'affirmer: Ô rien d'extraordinaire, je bois et fume suffisement pour avoir "la tête qui tourne" et rire.
Je me fais incendier par le gars que j'aime, je suis influençable selon ses dires.
Lui, quand IL boit, IL me dit qu'IL m'aime, me serre contre lui; je crois presque que le bonheur avec lui est possible. 
Et puis, le matin comme un lâche, IL ne se rappelle plus de rien, me glisse un "Je suis désolé" en me prenant dans ses bras.
Il est vrai que le contact de son corps contre le mien facilite le processus d'oubli ...
Je tente donc de me créer un personnage, pathétique nous en conviendrons, mais un personnage tout de même, dans le genre de l'adolescente tiraillée par ses sentiments.
Le peu d'alcool que j'ingurgite me donne la nausée un jour durant et me rend encore plus triste que si je n'avais rien bu.
Je suis sortie avec un mec pendant une soirée, les premiers jours je me suis sentie vivante, oui il m'aimait et IL s'est rendu compte qu'il m'aimait.
Puis les remords sont venus et je crois que j'ai plus souffert que lui, ça fait un mois que je suis au fond du bac.
Pour correspondre encore plus aux clichés de l'adolescent insipide rebelle, je suis en colère contre l'autorité parentale et je mens.
"Mon Dieu, la petite fille sage ment !"
Je vous emmerde de penser ça.
J'ai décrété que pendant 15 ans, je m'étais fait chier et que maintenant je voulais m'amuser.
Mais quand je m'amuse, je déprime encore plus, me rendant compte que ce n'est pas ça que je voulais.
Ma vie sentimentale est un désastre et je me découvre radine.