dimanche 14 juin 2009

Paris adolescents


Je suis cette adolescente des stéréotypes, vous savez, celle qui est bien aimée mais légèrement invisible à coté de ses amies qui ont plus de caractère et un physique qui correspond plus aux canons de beauté.
Ainsi donc, le petit être en mutation que je suis, a décidé de s'affirmer: Ô rien d'extraordinaire, je bois et fume suffisement pour avoir "la tête qui tourne" et rire.
Je me fais incendier par le gars que j'aime, je suis influençable selon ses dires.
Lui, quand IL boit, IL me dit qu'IL m'aime, me serre contre lui; je crois presque que le bonheur avec lui est possible. 
Et puis, le matin comme un lâche, IL ne se rappelle plus de rien, me glisse un "Je suis désolé" en me prenant dans ses bras.
Il est vrai que le contact de son corps contre le mien facilite le processus d'oubli ...
Je tente donc de me créer un personnage, pathétique nous en conviendrons, mais un personnage tout de même, dans le genre de l'adolescente tiraillée par ses sentiments.
Le peu d'alcool que j'ingurgite me donne la nausée un jour durant et me rend encore plus triste que si je n'avais rien bu.
Je suis sortie avec un mec pendant une soirée, les premiers jours je me suis sentie vivante, oui il m'aimait et IL s'est rendu compte qu'il m'aimait.
Puis les remords sont venus et je crois que j'ai plus souffert que lui, ça fait un mois que je suis au fond du bac.
Pour correspondre encore plus aux clichés de l'adolescent insipide rebelle, je suis en colère contre l'autorité parentale et je mens.
"Mon Dieu, la petite fille sage ment !"
Je vous emmerde de penser ça.
J'ai décrété que pendant 15 ans, je m'étais fait chier et que maintenant je voulais m'amuser.
Mais quand je m'amuse, je déprime encore plus, me rendant compte que ce n'est pas ça que je voulais.
Ma vie sentimentale est un désastre et je me découvre radine.